Cela peut paraître évident, mais il est toujours utile de partager ses idées !

Interview de Monsieur Xavier Franchini, directeur des ressources humaines du CNP, Le Centre Neuchâtelois de Psychiatrie. Il y évoque sa passion pour son métier, les défis du quotidien et sa fructueuse collaboration avec les autres employeurs de la CCT Santé 21.

 

Comment devient-on directeur des ressources humaines du CNP ?

Il n’y a pas de logique particulière. J’ai débuté dans les ressources humaines lors de mes études en Économie d’entreprise. J’y apprécie l’aspect « couteau suisse », c’est-à-dire d’une part la rigueur des chiffres et d’autre part l’interaction avec les collaborateurs. Du rationnel et du relationnel. Mon quotidien est donc varié et stimulant par sa grande diversité.

Combien de personnes y travaillent ? 

850 collaborateurs répartis sur l’ensemble du territoire neuchâtelois. Il y a de nombreux temps partiels, mais pour nous, ressources humaines, nous gérons 850 individus sur différents sites et chacun mérite toute notre attention. Mon bureau est à Préfargier (commune de Marin), mais je me rends au gré des besoins à Neuchâtel, Boudry, La Chaux-de-Fonds ou Le Locle. Les trois-quarts des collaborateurs sont « médico-soignant ». Le dernier quart est composé de personnel administratif, logistique et technique. Il me semble fondamental de comprendre que le CNP est un « grand puzzle » dans lequel tout le monde est nécessaire pour que notre offre de soins soit à la hauteur des besoins de nos bénéficiaires.

Est-ce difficile de gérer du personnel sur différents sites ?

Non. Les ressources humaines sont un soutien pour les collaborateurs et pour l’organisation. Il n’est pas nécessaire d’être présent physiquement et quotidiennement à côté des collaborateurs. En revanche, chacun doit savoir que nous sommes disponibles et qu’il peut bénéficier de nos conseils ou de notre soutien. Je considère que la proximité n’est pas fonction de la géographie, mais d’une véritable disponibilité. Et toute l’équipe des ressources humaines s’engage à faire le maximum en ce sens. C’est une de nos missions.

Quel est le défi en 2018 ?

Le CNP est actuellement dans une phase de déploiement de ses options stratégiques. Par exemple, cet automne nous inaugurons un nouveau bâtiment à La Chaux-de-Fonds, quelques 80 collaborateurs rejoindront ce nouveau toit.

Trouvez-vous difficilement du personnel soignant qualifié ?

Nous ne rencontrons actuellement pas de réelles difficultés. Comme je l’ai mentionné, la majorité de notre personnel est médico-soignant, à savoir des infirmiers et des médecins psychiatres. Il est à relever que le personnel infirmier ne nous rejoint que rarement directement après ses études. La psychiatrie est un environnement particulier dans lequel le relationnel est prépondérant. Les infirmiers et les infirmières nous rejoignent généralement après avoir exercé dans d’autres milieux que celui de la psychiatrie.

La CCT Santé 21 constitue-t-elle un avantage pour un directeur des RH ?

C’est un socle à partir duquel nous travaillons. Ainsi les conditions sont clairement posées sur la table et cette transparence stabilise la vie professionnelle de nos collaborateurs. Le personnel y est attaché et en est informé dès son engagement. Des conditions communes notamment pour les infirmiers et les infirmières impliquent une cohérence intra et extra institution appréciable pour notre institution et l’ensemble de la profession.

Préparez-vous déjà les négociations de la prochaine CCT ?

Nous nous coordonnons et nous rencontrons régulièrement avec les autres employeurs signataires de la CCT. Nous discutons de nos souhaits et partageons nos opinions. Ils sont parfois divergents, mais je considère que c’est un avantage d’avoir un cadre pour débattre et confronter ses idées avec ses paires et ce, dans le respect mutuel. Cela peut paraître évident, mais il est toujours utile de partager ses idées !